jeudi 4 juin 2026

Figure majeure danse expressionniste allemande Mary Wigman

 

MARY WIGMAN

( 1886 – 1973 )

Mary Wigman pendant une performance à Berlin, 1934. Credit : AP

 

Figure majeure de la danse expressionniste allemande, Mary Wigman a travaillé auprès du théoricien de la danse Rudolf von Laban, qu’elle a aidé à mettre au point son système de notation chorégraphique, en plus de danser pour lui et de bénéficier de son enseignement.

Mary Wigman avait vingt-quatre ans quand elle a entrepris sa formation en danse. Malgré ces débuts tardifs, elle est devenue l’une des grandes pionnières de la danse moderne allemande, un courant connu sous le nom d’Ausdruckstanz. Après avoir suivi les cours de l’école d’Émile Jaques-Dalcroze, Wigman a travaillé auprès du théoricien de la danse Rudolf von Laban.

En 1914, elle a présenté son premier récital de danse en solo. Six ans plus tard, elle a ouvert une école à Dresde pour y enseigner sa technique de « danse libre », fondée sur des improvisations structurées. Plusieurs de ses élèves sont devenus des danseurs modernes de premier plan, notamment Gret Palucca et Harald Kreuzberg.

Wigman excellait à créer des solos. Sa Danse de la sorcière (1926) et son Tourbillon de la monotonie (1926) sont reconnus comme des classiques du genre. Elle a aussi chorégraphié des œuvres de groupe comme Totenmal (1930).

Dans les années 1930, Wigman a effectué trois tournées en Amérique du Nord, soulevant l’enthousiasme de la critique. L’impresario américain Sol Hurok a pris des dispositions pour qu’une antenne de l’école de Wigman soit ouverte à New York sous la direction d’Hanya Holm, une protégée de Wigman. Wigman est restée en Allemagne après la prise du pouvoir par les nazis en 1933. En 1936, elle était au nombre des chorégraphes invités à créer Jeunesse olympique, vaste spectacle à la gloire du Reich présenté dans le cadre des tristement célèbres cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Berlin. Plus tard, Wigman allait tomber en disgrâce et subir les foudres du régime national-socialiste.

Quelques années après la Seconde Guerre mondiale, elle s’est fixée à Berlin Ouest, où elle a rouvert son école. L’héritage de Wigman a été redécouvert dans les années 1970 avec l’émergence du Tanztheater, un style étroitement associé à la chorégraphe Pina Bausch. 


Sources

site internet artsalive.ca 

https://www.lamachine-labkine.com/MARY-WIGMAN

 


Cheminement de parcours...de pensées...

 Pensées "tracées" le 29/05/2026 dans le train au retour de Montpellier vers Sète : 

 

"Volonté de faire corps, prendre part à un mouvement collectif de danse (CRAEM*) qui me donne raison sur ce que je continue de réaliser expérience après expérience, choix après choix, rencontre après rencontre.

 
Volonté de faire corps pour reconnaître (de soi à soi) mon parcours singulier, intime, personnel vers un parcours construit, exprimé, affirmé et bien sûr vécu.

 
Le premier choix vers le métier de danseuse, presque instinctif, la découverte de la danse contemporaine et du milieu des artistes. Puis, un attrait grandissant pour la danse expressive, un langage et même une langue qui reste ancrée en moi.
Et le choix d’apprendre un autre métier en parallèle et de travailler avec des personnes étrangères, venues d’autres horizons, cultures, langues et pourtant avec qui le corps n’a jamais autant fait corps.
Dans la différence j’ai appris à écouter l’autre, à comprendre, me mettre à sa place, déplacer mon point de vue, mon regard pour lui donner la parole, par la langue française transmise mais aussi par le corps, sa langue intime et son langage singulier et universel.
J’ai appris à partager, transmettre, aimer, dans une volonté de justice de donner une possibilité à chacun-e de se réaliser, prendre sa place.
Puis avec un sentiment profond, j’ai continué à chercher, à faire d’autres choix, dans un milieu encore plus marginalisé où la différence est handicap, vulnérabilité, invisibilité.
Je me suis formée et j’ai accompagné un temps, le temps de prendre le temps de comprendre mon propre processus qui prenait alors tout son temps.
Pour comprendre enfin que ce que je voyais là avec ce public en situation de , c’était ma propre fragilité, ce dont j’étais empêchée ou ce que je m’empêchais de...
J’ai pris encore du temps, au cœur de ma complexité avant de réaliser ce que j’avais pu créer avec la danse, au travers de mon corps empreint de toutes ses expériences et ce que je souhaitais en faire en toute autonomie, en toute responsabilité.
D’abord écouter ma voix pour prendre ma voie, écouter cette conviction intime qui est peut être ce que l’on nomme la foi.
Accompagner, transmettre, vers un mieux être, sur le chemin intérieur … de la danse à la sophrologie, quand le mouvement résonne autrement … consciente de mes propres valeurs pour mieux vivre chaque instant et transmettre ce souffle de vie..."

 

Evita 

 

*CRAEM : Collectif Régional des Artistes en Mouvement 

lundi 4 mai 2026

DE LA DANSE A LA SOPHROLOGIE

 

De la danse à la sophrologie

De porte en porte, mon chemin s’est dessiné.
D’abord le mouvement, la danse, comme un langage premier pour habiter le corps.
Puis les mots, transmis et explorés, jusqu’à devenir « corps parlant ».

Au fil des rencontres, une évidence s’est révélée : le corps et l’esprit ne font qu’un, et c’est dans leur dialogue que naît l’équilibre.

La sophrologie est venue comme un souffle.
Une respiration profonde, une écoute intérieure, une présence à soi.

Aujourd’hui, je transmets ce chemin :
écouter, ressentir, accueillir,
oser le déséquilibre pour mieux retrouver son axe,
et laisser émerger, en douceur, la voix qui guide.

 





 

lundi 9 janvier 2023

LA COMPAGNIE

 


LA VIE DE LA CIE ...



Officiellement créée en 2013, la compagnie De Porte en Scène commence à développer ses activités à partir de 2016 en Haute-Normandie ; elle est depuis 2020 installée à Sète en Occitanie.

Elle se donne comme objectif de permettre l’accès à la danse pour tous, au travers de ses activités artistiques et socio-culturelles.

Elle tente d’affirmer son langage artistique en regardant au plus profond d’elle-même ce qui l’anime et ce qui touche à la vérité, et en développant ses activités dans une recherche qui questionne le langage, l’identité, l’origine et la mémoire.

De plus, elle considère la danse comme vecteur de liens sociaux et culturels, dans son expression universelle, au travers du corps, qui offre la possibilité d’échanger, de progresser, de s’ouvrir et de se réaliser personnellement comme professionnellement.

Pour cela aussi, elle développe ses activités au sein d’un public issu de l’immigration, pour lequel le langage est souvent une barrière à l’intégration sociale et culturelle.
Et enfin pour un public en situation de handicap physique, mental et/ou psychique, de l'enfance à l'âge adulte.




Danseuse et Chorégraphe de la Cie
Eva Degois (Evita)


Entre 2003 et 2005, elle développe sa connaissance de la danse contemporaine aux
Rencontres Internationales de la Danse Contemporaine à Paris, école fondée par les pionniers de la danse contemporaine en France, Dominique et Françoise Dupuy.
Dans le cadre de la formation, elle s’enrichit des différentes personnalités, telles que Nathalie Pernette, Dominique Brun, Martin Kravitz, Alban Richard, Xavié Lot, Bienvenue Bazié, Nadège Mc Lay, Paola Piccolo.
Elle acquiert les bases fondamentales avec les professeurs permanents que sont Nathalie Schulman, Keiko Sainthorant, Sophie Chadefaud, Brigitte Hyon et Fabrice Merlen.

Puis elle travaille avec Roberte Léger, avec qui elle développe une connaissance du mouvement au source de la danse expressionniste, dont les notions de présence, de poids et d'intériorité du mouvement sont le moteur du corps et de l'être en action.

En parallèle elle rencontre Alphea Pouget, avec qui elle approfondit cet enseignement basé sur l'architecture du corps dans l'espace, le mouvement, l'énergie. En 2017, elles collaborent ensemble sur la création Danse/Musique, "Duo Duende".

Elle est aussi influencée par le travail de Denise Namura, Compagnie A fleur de peau, au travers de son langage corporel singulier, mêlant la danse, le mime, le théâtre gestuel, le texte.

En 2007, elle part vivre à Séville où elle s'enrichit de l'expression de la danse flamenco, un art complet et traditionnel, ancré dans la terre andalouse.
Elle va travailler avec le Collectif Eklektik composé de peintres et de plasticiens, l'association des professionnels de la danse en Andalousie, la PAD et le chorégraphe Manuel Cañadas.

En 2013, elle retourne en Haute-Normandie et s'installe à Rouen ; elle travaille avec Fabienne Grosjant et la Compagnie du Là, puis, elle créé sa compagnie de danse, la Compagnie De Porte en Scène.

Depuis, elle tente de développer son propre langage au travers de ses créations (L’Immédiat, Duo Duende, L’Empreinte, La danse de l’invisible) et elle transmet son art à tout public en donnant la possibilité à chacun d'approcher le mouvement et la danse comme un langage à part entière, véhiculant des émotions, une parole, un témoignage, une identité.
 
Eva Degois est certifiée de la méthode Lalie Bena, module Danse-thérapie, spécificité Médiation corporelle et sport santé. Cette certification délivrée par le Centre de Formation Internationale Danse Feeling, est reconnue par le ministère de la jeunesse et des sports.

Elle est aussi formée à la sophrologie à l'école SOPHRO Sud-Est à  Montpellier.
Elle propose des ateliers de SOPHRO DANSE, pour mobiliser la conscience dans la relation au corps et au mouvement, à l'espace intérieur et extérieur, à l'instant présent, à individualité dans le groupe, à l'écoute et à la connaissance de soi et de son environnement. Dans une dynamique propre à ses expériences, ses ressources et sa créativité.






COLLABORATIONS ARTISTIQUES


CECILE ROUX//MUSICIENNE


Son parcours de formation est multiple et varié. Il passe par le conservatoire à rayonnement régional de Grenoble en clarinette principalement (M Coste) mais aussi en percussions classiques (M Alonzo) en musique de chambre ( M Garcin) et danse contemporaine (C Duval compagnie Emile Dubois).
Parallèlement, dans les ateliers Jazz et improvisation contemporaine de la région Rhône-Alpes et au sein des compagnies de danse où elle a toujours mêlé la musique.
Après un perfectionnement dans les masters classes en clarinette de Jean Louis Sajot (Orchestre National de France) poursuivi à l’école normale de musique de paris, elle a fait de nombreux stages, notamment en percussion/ batterie mais aussi en danse et clarinette.
Cécile a joué dans différentes formations dans des styles très différents les uns des autres (orchestre classique et contemporain en clarinette ou percussion, groupes et ensembles instrumentaux : octuor à vents, trio jazz et musiques du monde, trio de percussions et batterie, musique actuelle…
Mais aussi des performances et des créations dans des musées, des lieux d’expositions, des médiathèques (MRAC de Sérignan, Musée de l éphébe à Agde,L’atelier, La chapelle du quartier Haut à Sète, Château d Aubais, Maison des savoirs Agde…)
Depuis quelques années, elle s’intéresse beaucoup au Sound Painting (stages à Montpellier avec le créateur Walter Thomson) en y faisant se rencontrer la voix, la gestuelle, les instruments.
« La rencontre avec d’autres arts m’apparaît comme primordiale dans mon travail et je m’attache à favoriser cette approche.
Je recherche des « sons/histoires » en lien avec des œuvres, ce qui m’intéresse n’est pas de traduire littéralement ce que je ressens, mais plutôt de décortiquer et de développer musicalement un aspect de cette émotion et de faire en sorte qu’il rebondisse sur l’œuvre afin de jouer dans un duo imaginaire si l’œuvre est déjà composée et/ou dans une création à deux au même instant. L’aspect improvisation ne me quitte jamais même si beaucoup de performance que j’ai effectuée ont été bâtie sur des improvisations préparées.
Je suis toujours à la recherche de nouvelles expériences afin de poursuivre ma quête : être là, entièrement vouée à l’instant présent, tendre vers une vérité indéniable, une évidence. »





Eva Debra Debreceni//
artiste plasticienne pluridisciplinaire

Elle écrit, met en scène, danse, chante, édite ses vidéos, prend des photos, joue, bricole, concocte et crée selon ses envies et ses inspirations.
Dès son adolescence, Eva a assisté à des nombreuses créations de la compagnie Ars Classica Opéra de Chambre, notamment, Don Giovanni, L’Enlèvement au sérail et La Nozze di Figaro de Mozart en plusieurs villes de la
Hongrie. Elle était Coach de Langue dans des productions de l’unique opéra La Château de Barbebleue de Bartók dans des Maisons comme l’Opéra National de Paris, l’Opéra National de Bordeaux ou encore l’Opéra Orchestre National de Montpellier. Elle est en formation du chant lyrique et chante régulièrement aux concerts dans la région Occitanie.
Parallèlement, elle participe aux spectacles de danse, notamment « Clogs » de Hans van Manen au 37e Festival Montpellier Danse ; « Mass Over Volume » de Liz Santoro (Atelier CDCN Paris) au MAC-VAL, Val-de-Marne ; « Slug Horizons » de Florence Peake et Eve Stainton au CRAC Occitanie ; « C, S & T Xtended » de Ashley Chen, ancien danseur de Merce Cunningham ; pour en nommer quelques-uns.
Elle s’améliore constamment en travaillant sa technique de danse contemporaine avec les chorégraphes Philip Hulford (cie Hofesh Shechter), Germana Civera, Mitia Fedotenko et Jackie Taffanel entre autres. Elle a appris la danse classique sous la direction bienveillant du Maître Andràs Balogh, ancien étoile de l'Opéra National de la Hongrie, à Budapest.
Son premier spectacle français, “Chacun sa bulle” (création Théatre de l’Echange, Annecy 2016) était finaliste au concours national de théâtre de CROUS en Nancy la même année. L’année prochain, elle était l’interprète du court-métrage “Ailleurs” de Peter Lökös, sélectionné au festival Chalon Tout Court 2018 et finaliste au Tremplin CROUS Occitanie en 2017. Son documentaire “Clogs and Red Socks on Your Matje” est stocké dans les archives du Festival Montpellier Danse. Elle est également réalisatrice du documentaire “Pope.L à Montpel’”, en collaboration avec le binôme Grout/Mazeas. Eva est professeur du "Jeu en anglais" au Plateau, centre de formation d'acting à Montpellier.
Ses œuvres plastiques ont été exposés à la Galerie Annie Gabrielli, Montpellier, à l’Ecole de Beaux-Arts et à la Chapelle du Quartier Haut à Sète. Elle créé ses propres performances et aime faire appel aux autres artistes afin de les réaliser. La Ville de Sète soutient ses créations par l'attribution d'un atelier, et elle intervient en tant qu'artiste invitée auprès des classes de maternelle à Sète. Elle travaille dans le duo Que Vous Ensemble depuis sa fondation en 2016.
Elle vit à Sète et travaille partout où elle est invitée en France ou à l’étranger.




ODILE MAUVIARD//
COMEDIENNE-METTEUSE EN SCÈNE

Après s'être formée au masque et à la marionnette au sein de l'Atelier de l'Arcouest (1976-93) elle suit la formation de l’École Jacques Lecoq en 1983/84. Elle a travaillé la voix avec le Roy Art Théâtre, l'ombre avec la Compagnie Amoros et Augustin, le mouvement avec Nathalie Schulmann, l'écriture avec Ahmed Madani, la pédagogie du mouvement avec le Théâtre du Mouvement...
Elle a joué dans les créations de l'Atelier de l'Arcouest, de la Compagnie Hors de Soi, elle est membre fondateur du Collectif Vendredi 13 devenu depuis 2016 ATELIER 13 Collectif. Elle a écrit et mis en scène trois spectacles : Les souliers de Chloé, Le voyage de Tom, Plumes d'anges et participé à de nombreuses créations.
Elle pratique un théâtre dans lesquels le texte est un outil au même titre que le corps, le masque, les ombres ou tout autre art visuel.
Elle anime depuis 20 ans des ateliers théâtre dans le champ social : handicap, psychiatrie, migrants . Ces différentes expériences l'ont amené à donner des formations dans le secteur social auprès de personnels éducatif et soignants. Elle anime, en outre des ateliers théâtre pour adulte, adolescents et enfants dans le cadre scolaire ou de loisirs.
Elle organise des manifestations et des performances lors du Printemps des poètes ce qui l'a amené à se former à la lecture publique et à proposer des ateliers de lecture et d'écriture en particulier dans le cadre du CRED (Contrat de Réussite Éducative Départemental).




PIERRE POUGET//MUSICIEN


Fils de la danseuse et chorégraphe Alphea, il commence à accompagner les cours de danse de sa mère dès l'age de 10 ans ; il étudie la musique à la célèbre « SCOLA CANTORUM » de Paris avec entre autres Nadia Boulanger qui eut parmi ses élèves Astor Piazzola, Leonard Bernstein, Quincy Jones ou Serge Gainsbourg. 
Compositeur et guitariste, il collabore et écrit pour de nombreuses compagnies de danse : Karin Waehner, Bruno Gentils, Roberte Leger, Pedro Pauwels, ou le Pina Bausch Tanzstudio sous l'égérie de Malou Airero.



ALPHEA POUGET//DANSEUSE-CHOREGRAPHE


Chorégraphe et danseuse, née en Laponie suédoise, elle étudie la danse contemporaine avec Birgit Akeson (disciple de Mary Wigman) à Stockholm. Elle s’installe à Paris où elle crée sa propre école.Pendant 21 ans, elle interroge la chorégraphie à travers ses solos et participe aux créations du Théâtre d’Essai de la Danse, expériences concomitantes aux propositions des Ballets Modernes de Françoise et Dominique Dupuy.
Le metteur en scène Georges Tabori l’invite à Brêmes, en Allemagne, où il dirige le Theater-Labor. Elle interprète pour lui Hélène, dans Les Troyennes. Elle fonde alors à Brêmes le Bildertheater où, durant une douzaine d’années, elle accueille des centaines d’élèves.
Son enseignement axé sur l’entraînement physique, met l’accent sur un travail non verbal en privilégiant une approche visuelle est mise au service de la créativité d’autrui. Parallèlement, elle mène son travail de création chorégraphique avec lequel elle tourne dans toute l’Europe. En 1989, elle est appelée par Rosella Hightower pour enseigner au Centre international de danse de Cannes. Depuis, elle vit en France, en Provence.
Elle collabore régulièrement comme chorégraphe à des mises en scène de spectacles de théâtre, danse comme interprète (« La nuit des Charmes » sous la direction de Roberte Léger) et transmet son expérience chorégraphique au travers d’une pédagogie basée sur l’architecture du corps dans l’espace, le mouvement, l’énergie.


dimanche 4 décembre 2016

Réflexions... en mouvements!

C'est à partir de son Solo "L'immédiat", créé en 2016, que la danseuse, chorégraphe et directrice artistique Evita (Eva Degois) désire affirmer l'identité de sa Compagnie De Porte en Scène.

Ce solo est une rencontre avec elle-même et avec l'expression du corps dans sa vérité, dans ce qui l'anime véritablement et qui donne lieu à un corps expressif, communicatif, parlant, avec son propre langage.

La Compagnie De Porte en Scène considère la danse comme ex-pressive et même ex-pressionniste, se raccrochant ainsi à une des branches de l'histoire de la danse contemporaine, celle de la danse expressionniste allemande.

Le corps tourné vers soi, en soi, consciencieux, se tourne en même temps vers le monde, il se relie au monde, en communion.
Le corps de la danseuse ex-prime et communique un langage singulier et universel, la parole du corps est ici "immédiate".

Ce solo s'inspire de l’œuvre d'Henri Michaux, L'Espace du dedans, au travers de son poème "Mouvements de l'être intérieur".
Et dans cet espace intérieur, la danseuse tente d'exprimer l'ineffable, au-delà des mots, dans l'immédiat, au cœur des émotions et de son être, pour transmettre et ex-primer ce qui la relie au monde, ce qui la traverse et touche l'autre, dans l'essence d'un langage des sens, de l'instinct, du primitif.

Dans cette recherche, c'est la question du langage, de l'identité, de l'origine, de la mémoire, de la conscience et de l'inconscient, dont il est question.
Le corps est habité et animé, le corps est au centre de L'Espace du dedans.

Qu'est-ce qui nous fait agir?
Qu'est-ce qui est à la base de la pensée?

Le désir, la colère, la peur, la tristesse, la joie, etc, toutes ces émotions  n'existent-elles pas avant les mots? Sont-elles l'essence même du langage, d'un langage?

Qu'est-ce qui nous relie à l'autre?
De quelle réalité sommes-nous faits qui peut être entendue et comprise par l'autre, par les autres?
Qu'avons-nous en commun?

L'art et la vie dépasse toute raison et tout raisonnement, nous restons sans mot face à l'inexplicable, l'indomptable.

La danse est ici ex-pressive et elle ex-prime la parole primitive et essentielle :
Comment affirmer une pensée, une identité, une histoire, une époque de façon plus pleine et proche de la vérité que par celle du corps?

Le corps devient expressif lorsqu'il est vécu pleinement, lorsqu'il touche à sa vérité, lorsqu'il est animé de sa propre vérité.
"Le geste en lui-même n'est rien, sa valeur réside tout entière dans le sentiment qui l'anime [...]" Emile Jacques-Dalcroze.

La danse et l'art est une rencontre avec soi et le monde, une communion parfaite, harmonieuse, au-delà de toutes choses, dans la folie humaine des êtres mouvementés ; une communion qui tend vers l'essence des choses.



Objectifs de la Compagnie :

- Donner accès à la danse pour tous, en tant qu'art considéré comme langage singulier et universel.

- Mettre en lien les mots et le corps pour affirmer une pensée, une identité et une différence, comme source principale d'inspiration.

- Créer une espace de rencontres et d'échanges, humains et artistiques.


EVITA (Eva Degois) Danseuse et chorégraphe